
Antichambres de l’élite du ping hexagonal, les championnats de PRO B ont délivré de belles batailles depuis le début de saison. Dans la division masculine, Saint-Denis demeure invaincu et se place comme le favori à la montée. Dans l’exercice féminin, les débats sont plus que jamais équilibrés : cinq points séparent le premier de l’avant-dernier. Retour sur les principales informations à retenir de ces trois premiers mois de compétition.
Monter ou remonter dans l’élite du tennis de table français, tel est le rêve pour la majorité des formations engagées dans les championnats masculin et féminin de PRO B. Un laboratoire expérimental pour certains, une situation passagère pour d’autres, les objectifs et ambitions diffèrent, les résultats constatés sur cette première partie de saison font état d’une compétition acharnée entre la plupart des équipes. Le classement semble loin d’être figé, laissant augurer d’un spectacle certain en seconde partie de saison.
Les clubs franciliens aux commandes
Les deux divisions sont, pour l’instant, dominées par deux représentants d’Île-de-France. D’un côté, l’équipe masculine de Saint-Denis et ses sept victoires en autant de rencontres, emmenée par un excellent Joé Seyfried, récent vainqueur des Feeder de Düsseldorf et de Parme. Avec Seyfried, Desai et Movileanu, Saint-Denis possède trois des meilleurs éléments du championnat et visera, en 2026, une remontée attendue depuis 2023.
Le championnat de PRO B féminin est, quant à lui, mené par le club de Paris XIII. Du haut de ses huit victoires en neuf parties, l’emblématique Liu Yu-Hua permet à son club formateur de conclure 2025 dans la peau du leader. En embuscade, l’Union Issy/Antony n’est pas loin, avec 19 points au compteur, soit une unité de moins que son voisin parisien.

@Arnaud Chhuor & @Yann Castanier
Homogénéité est le maître mot
Si Saint-Denis réalise un début de saison en trombe et sera difficile à déloger du trône de la PRO A masculine, une horde de prétendants joue des coudes dans le sillage des Dionysiens. Quatre petits points séparent Chartres, second et pensionnaire de PRO A la saison passée, de Fréjus, cinquième. Dans le milieu de tableau, Nice, Boulogne-Billancourt, Courbevoie et Pays Compiègnois se tiennent en un petit point, tiraillés entre une volonté affirmée de disputer les playoffs et la peur de la descente.
Cette densité est davantage exacerbée dans la division féminine. Sur les huit équipes engagées, une seule semble distancée : Saint-Quentin, toujours à la recherche de sa première victoire. Pour les autres formations, tous les rêves semblent permis puisque cinq petits points séparent Paris XIII, leader de l’Entente Saint Pierraise, septième. La seconde partie de la saison s’annonce palpitante, rendez-vous dès le 10 janvier pour assister à la suite des hostilités.

@C’chartres TT & @ OSTT Leers
La PRO B : usine à talents
Pour s’assurer de jouer les premiers rôles à ce niveau, les clubs misent, en premier lieu, sur des joueurs expérimentés. Nantes avec Panagiotis Gionis, Le Havre et Tomislav Pucar, Issy/Antony avec Leïla Mostafavi, pour ne citer qu’eux, en sont la preuve. Néanmoins, évoluer en PRO B peut permettre à certains jeunes talents d’engranger de l’expérience au très haut niveau.
À Courbevoie, Noah Vitel, 16 ans, s’est déjà offert deux succès contre des joueurs mieux classés et bien plus expérimentés. Au Mans, Albane Rochut, 13 ans, est devenue une pièce importante de son équipe, tout comme Jade Huynh (Issy/Antony), toujours invaincue cette saison du haut de ses 18 ans. À Lille, à Tours ou encore au Mans, l’équipe est construite autour de cette vision : faire confiance aux jeunes et allier performance et développement.

@ATT Le Havre & @LMSTT
Qui perf’ le mieux ?
PRO B masculine :
1 – Panagiotis Gionis (Nantes) : 8 victoires – 0 défaite
2 – Tomislav Pucar (Le Havre) : 8 victoires – 2 défaites
3 – Maxime Antoine Michard (Fréjus) : 8 victoires – 3 défaites
3 – Horacio Cifuentes (Amiens) : 8 victoires – 3 défaites
5 – Mehdi Bouloussa (Courbevoie) : 8 victoires – 5 défaites
6 – Bence Majoros (Chartres) : 8 victoires – 6 défaites
7 – Darius Movileanu (Saint-Denis) : 7 victoires – 2 défaites
8 – Ioannis Sgouropoulos (Boulogne-Billancourt) : 7 victoires – 4 défaites
9 – Harmeet Desai (Saint-Denis) : 6 victoires – 1 défaite
10 – Joé Seyfried (Saint-Denis) : 6 victoires – 2 défaites
PRO B féminine :
1 – Liu Yu-Hua (Paris 13) : 8 victoires – 1 défaite
2 – Ana Tofant (Leers) : 6 victoires – 2 défaites
2 – Nicole Arlia (Leers) : 6 victoires – 2 défaites
4 – Agnès Le Lannic (Saint-Quentin) : 5 victoires – 3 défaites
4 – Leïli Mostafavi (Issy/Antony) : 5 victoires – 3 défaites
6 – Dragana Vignjevic (Schiltigheim) : 5 victoires – 4 défaites
7 – Jade Huynh (Issy/Antony) : 4 victoires – 0 défaite
8 – Anna Wegryzn (Lys-Lille) : 4 victoires – 2 défaites
9 – Shuohan Men (Lys-Lille) : 4 victoires – 4 défaites
9 – Lucie Gauthier (ESP) : 4 victoires – 4 défaites
Aussi dense qu’indécise, la PRO B confirme, à mi-parcours, son statut d’antichambre exigeante de l’élite du tennis de table français. Entre ambitions de montée, lutte pour le maintien et émergence de jeunes talents, chaque rencontre pèse lourd dans une hiérarchie encore mouvante. Rien ne semble écrit à l’avance, et la seconde moitié de saison promet son lot de surprises…
par Rémy LARQUETOUX